Coucou mes bibliovores,

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Descente à River Road. Crédits Photos: La Bibliothèque Qui Ne Brûle Pas 2015

“Descente à River Road” est ma dernière découverte littéraire, une oeuvre de l’auteur kenyan (que je connaissais pas avant d’ouvrir ce livre) Meja MWANGI qui se veut une référence en Afrique de l’Est. L’histoire de Ben Wachira, personnage principal du livre est une belle illustration de la vie dans une certaine Afrique de l’Est. C’est une ode à toutes ces populations qui vivent encore dans la misère malgré le boom économique que connait cette zone et notamment au Kenya (pays où se déroule l’histoire). Le titre original (en anglais) est “Going Down River Road”.

“Descente à River Road” c’est avant tout comme Johnny Chien Méchant, l’expression de ma résolution ferme de découvrir un livre africain par semaine grâce au merveilleux sésame que constitue pour moi, mon abonnement à l’Institut Français du Cameroun à Douala. C’est un rappel, que s’ouvrir sur le monde, s’ouvrir aux autres est une question de choix et d’envie. Pour en revenir au livre…

“Descente à River Road” nous parle de Ben Wachira, ancienne recrue de l’armée (une exclusion bien trouble), renvoyé du jour au lendemain d’un boulot pénard en compagnie d’assurances ,pour rejoindre la dureté du prolétariat, avec un vague boulot d’ouvrier de chantier.  Avec Ben, nous rencontrons aussi Wini (qui a recours à son corps de temps en temps pour joindre les deux bouts) et son fils Baby. De nombreuses péripéties rythment ce livre mais de savantes monotonies aussi.

La monotonie s’installe en effet car il ne s’agit pas d’un quotidien rose pour notre personnage principal. La famine, occasionnellement rassasiée dans ce qu’on appellerait chez moi au Cameroun, des “tourne-dos”, l’ennui souvent comblé par les soirs au bar, Mr. Meja MWANGI nous décrit une Afrique que pour certains nous connaissons. En effet, l’une des choses qui m’a marquée dans ce livre c’est quand même de constater que la misère et ses conséquences, pouvaient se répéter à l’infini quelque soit le pays, et notamment quelque soit le pays d’Afrique.

Toutefois, je ne saurais réduire ce livre à un conte sur la misère. Il s’agit pour moi d’un portrait flatteur, d’une partie de la population qui n’a pas grand chose mais qui ne veut pas perdre sa  dignité et ne veux pas faire pitié. En lisant ce roman, en effet je n’ai en aucun cas eu pitié de Ben ou des ses autres collègues. J’ai admiré leur courage et leur ténacité face aux épreuves. Ce livre a été aussi l’occasion d’un rappel des conséquences d’un certain racisme ou d’un certain sentiment de supériorité avec des propriétaires d’immeubles véreux à qui l’argent semble donner tous les pouvoirs, de même que les maîtres d’ordres de chantier, indiens et qui donnent plus de postes responsabilités à des indiens, tout comme si les noirs étaient des incapables finis.

Tout cela chez Meja MWANGI, demeure très subtil, aucune agressivité dans les propos et une simple invite à une ouverture plus grande d’esprit, le tout autour d’une histoire somme toute banale mais qui nous prend au cœur. “Descente à River Road” était donc un beau petit voyage au cœur de Nairobi, capitale du Kenya. J’espère en refaire d’autres bientôt.

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AKS♥

 

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0 Comments

  1. Akieuuu donc mon autre commentaire là n’est pas parti ?! Yeuch

    1. Assia loooool. Faut seulement écrire encore!!

      1. Lol en fait je disais être fasciné par ta capacité à me faire lire des textes comme ça. Un auteur kenyan… Respect que sauf!

        1. Loool, merci. Je voudrais lire plus de ce côté-là de l’Afrique. Ils sont très prolifiques et apparemment bons aussi. En tout cas, merci l’ICF.

  2. Un trésor de plus dans cette bibliotheque qui ne brûle pas mais qui reveille la flamme de la lecture en nous! Merci!!

  3. Belle critique. Tu me donnes presque envie de me réinscrire à l’IFC

    1. Tu devrais lol (ça ne coûte que 10 000 for the year, si c’est juste pour lire.). Merci

  4. Je rêve ou ton écriture s’est améliorée ? Une fois de plus je découvre et je vais encore le dire (ça devient fréquent ces temps ci) je vais le chercher.
    Pour le reste tu fais bien de voir au delà de la pauvreté et de préferer parler des stratégies de sortie de crises.
    Merci pour ce travail de “memoire”

    1. Pour chercher facile, tu peux faire comme moi et passer par l’ICF. Je suis certaine qu’il doit encore être plus fourni que celui de Douala et l’abonnement ici par exemple ne coûte que 10 000 par an. Qaunt à l’écriture, merciiiii lol. Je ne sais pas ooh. J’écris seulement. Readers can see better than me. Thanks again for stopping by.

  5. Je suis déjà du voyage avec toi depuis un moment.. Dis où on va et je te suis. Je te (vous) prépare d’ailleurs un petit voyage au Sénégal…

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