L’histoire d’une Afrique, de notre Afrique telle que nous la définissons aujourd’hui est souvent associée au récit de nos indépendances et des années qui ont suivi.

Les dirigeants nationalistes n’étaient pas nombreux et pour la plupart n’ont pas fait long feu (Lumumba par exemple). Dans cet article, vous en découvrirez DEUX.

Deux hommes, une période et des destins très différents. Le premier a réputation de visionnaire ou de tyran selon les courants de pensée . En 1958, il dit non à la « Loi Cadre » et arrache par ce moyen l’indépendance de la Guinée, son pays. Le deuxième meurt trop tôt pour que l’opprobre soit jeté sur son nom. Il est rentré au panthéon des martyrs du soleil des indépendances. Avez-vous deviné leurs noms?

Sékou Touré est le premier président de la Guinée. Il naît autour du 9 Janvier 1922 et n’est autre que le petit-fils du célèbre conquérant et combattant anti-colonialiste, Samory Touré. En 1958, le porteur du « non » à la loi- cadre,  devient 1er président de la Guinée.  Cette indépendance volée lui vaudra l’inimitié de la “mère patrie” la France et elle n’aura de cesse de comploter pour l’évincer du pouvoir.  Les complots bien réels donc, auront vite fait de transformer l’homme idéaliste et porteur d’ambitions pour son pays en un individu paranoïaque. De lui, on oublie souvent la république socialiste, le chantre de la liberté africaine tout comme ses pairs Patrice Lumumba ou Kwame Nkrumah pour ne retenir que le dictateur sanguinaire et complètement paranoïaque, plus proche d’un Idi Amin Dada ou d’un Mobutu Sese Seko . Il s’éteint le 26 Mars 1984, à Cleveland (USA), victime d’un malaise cardiaque. Le 3 Avril de la même année, l’armée prend le pouvoir, sous la férule de Mr. Lansana Conté, autre dictateur à venir.

Notre deuxième personnage est Silvanus Olympio né au Togo en Septembre 1902. C’est un fervent défenseur de l’indépendance et à la suite de son combat, devient en 1961, le premier président du Togo. Silvanus, est un fin politicien mais moins fin que ses adversaires.   A un jeu où tous les coups sont permis, celui qu’il reçoit en 1963 sera fatal. Il meurt tué à bout portant, par son futur successeur Gnassinbé Eyadema. Les circonstances de ce coup d’état sont demeurées troubles. De nombreuses thèses soutiennent la thèse d’un complot soutenu par la France. Le roman “En attendant les bêtes sauvages” d’Ahmadou Kourouma, fait notamment état de cet incident. Silvanus laissera son pays aux mains d’un illustre tyran en la personne de son assassin.  Mais une question demeure.  Aurait-il lui aussi cédé aux illusions du pouvoir ? S’il avait vécu son destin aurait-il été si différent que celui de son alter ego Sékou Touré ? D’aucuns pourraient le penser. Un an avant sa mort, il avait d’ores et déjà déclarés illégaux tous les partis d’opposition et avait fait emprisonner leurs membres.

Deux hommes, deux symboles des « lendemains qui chantent ». Les lendemains ont chanté sur des fausses notes pour nous. Chaque jour sera peut-être celui du renouveau. Au lieu de l’attendre, faisons comme Kofi- Marc (L’initié) ou ces hommes. Homme lève-toi et deviens maître de ton destin !

XoXo

AKS♥

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  1. […] . Ce livre est une critique à peine voilée de l’ensemble des régimes dictatoriaux de l’Afrique noire (essentiellement Afrique de l’Ouest et centrale). Des chefs d’états connus et parfois en exercice au moment de la parution du livre (1999). On pourra reconnaître notamment, l’homme léopard(Mobutu Sese Seko de l’ex-Zaire ), le vieillard au chapeau mou (Félix Houphouet Boigny de la Côte d’Ivoire) et le regretté mais non regrettable Gnassinbe Eyadéma, ancien président de la République du Togo et réputé comme étant l’assassin de son prédécesseur Sylvanus Olympio (déjà mentionné dans nos colonnes). […]

  2. […] grand intellectuel (économiste s’il vous plait) de ce pays qui donna naissance à Samory et Sékou Touré. De ses œuvres, je n’ai lu que « Le Cercle des Tropiques » mais elle m’a suffi pour le […]

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